KRIS VERDONCK
 
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ACTOR #1 [2010]

Première: 14 > 16/01/2010 - Kaaistudio's, Bruxelles (B)

Dans le travail de l'artiste et metteur en scène Kris Verdonck, la relation entre l'homme et l’objet, entre l’être vivant et la matière est centrale. C'est également ce que l'on retrouve dans ACTOR #1.

La première partie, MASS, donne à voir un paysage poétique étrange, résultat de processus chimiques et physiques. Un paysage de brumes sculptées qui bougent sans cesse. 

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SYNCOPE [2009]

Le corps d'un géant flotte sur le petit canal, le visage tourné vers le bas. Il bouge légèrement, mais l'on ne sait pas si ce mouvement est le résultat de sa respiration ou des ondulations de l'eau. L'image est ambigue: aussi bien morte que vivante, sereine que gonflée, bienheureuse que cadavérique. Qui est cet être? Qui l'a déposé ici?

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DUMP [2009]

DUMP est une projection vidéo que parle du malaise général dans le monde des affaires.

 

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DANCER #2 [2009]

Le moteur à combustion, ou son utilisation toutefois, porte une responsabilité majeure dans la crise climatique. Kris Verdonck montre le moteur dans toute sa nudité et cherche ainsi à créer un face à face entre éthique et esthétique.

 

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D'OR [2008]

Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l'aspect que doit avoir nécessairement l'ange de l'histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Où paraît devant nous une suite d'événements, il ne voit qu'une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d'amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds...

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END [2008]

Kris Verdonck œuvre à la lisière entre les arts plastiques et le théâtre. Dans END, il imagine en dix tableaux la phase finale de la société humaine. L'apocalypse... Des glaciers en train de fondre, des forêts en flammes, des villes immergées, l'omniprésence d'écrans et de caméras de surveillance, la prolifération d'armes de destruction massive...

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I/II/III/IIII [2007]

I/II/III/IIII est une nouvelle installation théâtrale du metteur en scène/plasticien Kris Verdonck. Quatre danseuses « identiques » sont suspendues à une grande « machine », telles des marionnettes. Ensemble, l’artiste de performance Kris Verdonck et les performeuses ont créé une chorégraphie : un solo, un duo, un trio et un pas de quatre. Ils ont tenté de se libérer le plus possible de la machine, mais tôt ou tard celle-ci les mène quand même dans une direction qu’elle a déterminée.


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STILLS [2006]

Les Stills se composent de projections gigantesques : des personnages sont emprisonnés dans un espace exigu. Ils cherchent, par d'infimes mouvements, à alléger le poids de leur situation. Still I &II a vu le jour en septembre 2006, à l'occasion de la La Notte Bianca à Rome. Les images y étaient projetées sur l'une des façades mégalomanes du quartier de l'EUR, que Mussolini fit bâtir dans la périphérie de Rome. La nudité et la fragilité des personnages, et la précarité de leur situation, contrastaient cruellement avec l'arrogance de cette architecture réaliste-socialiste. À Bruxelles, le choix d'un lieu aussi imposant et nourri de démagogie s'est porté sur le haut du Mont des Arts.

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BOX [2005]

Box est une installation : dans un cube en verre se trouve la source lumineuse la plus puissante qui est techniquement possible sur une si petite surface; le projet a été élaboré avec les ingénieurs de Philips Lightning (Turnhout). Les spectateurs, pourvus de lunettes noires protectrices, sont conduits dans l'espace. Pendant qu'ils regardent la lumière, ils entendent la voix de l'acteur Johan Leysen qui récite les textes apocalyptiques Verkommenes Ufer et Landschaft mit Argonauten de Heiner Müller. La lumière qui, d'habitude, nous fait voir, nous rend ici aveugle. Cela pourrait être l'éclair d'une explosion atomique, un éclair éblouissant et ininterrompu qui annonce la fin du monde.

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MAN [2005]

Man est une performance : un danseur porte une sorte de casque sur la tête qui empêche toute impression visuelle de l'atteindre. Sur le casque est montée une petite caméra. Via le système digital « The vOICe » l'homme entend un flot constant de bruits. « The vOICe » a été conçu par des ingénieurs hollandais pour permettre aux aveugles de « voir » : les impulsions visuelles enregistrées par la caméra sont converties en données auditives. L'homme doit déchiffrer ces données auditives pour pouvoir se déplacer dans le monde. Sa « privation sensorielle » se transforme et il se retrouve « presque noyé » dans un excès d'impulsions inconnues où il doit littéralement se frayer un chemin.

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RAIN [2005]

Rain est une installation. Du plafond, à partir d'une vingtaine de points différents, tombent des gouttes brûlantes à intervalles irréguliers. On dirait des petits lampions ou des lucioles qui tombent et s'éteignent. Comme dans Box , cette pluie de feu renvoie à l'image de l'Apocalypse où le monde se disloque et où se produisent des phénomènes « unheimlich » sur lesquels l'homme n'a plus de prise.

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DUET [2005]

Dans Duet , deux danseurs sont suspendus en l'air à une sorte de grue. La machine décrit de lents mouvements circulaires. L'homme et la femme sont attachés à la machine de telle manière qu'ils doivent s'enlacer, se soutenir, s'aider comme deux danseurs dans un pas de deux classique. La machine tournant sur elle-même, l'attraction des deux corps par la pesanteur est sujette à des changements constants. Les deux personnages doivent s'en remettre à eux-mêmes et à la machine pour garder l'équilibre.

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PATENT HUMAN ENERGY [2005]

Dans Patent Human Energy une femme est couchée sur le dos, comme un fakir, sur un lit muni de longues barres en fer ; des barres sont également fixées au-dessus d'elle. Aux extrémités des barres, là où elles touchent son corps, sont attachés de petits microphones. Ceux-ci enregistrent tous les signaux (bruits, température,...) qui proviennent de son corps et les convertissent en impulsions que nous, spectateurs, pouvons percevoir avec nos sens. Le titre Patent Human Energy fait référence au brevet du même nom qui fut déposé en juin 2004 par l'entreprise américaine Microsoft. Le brevet concernait une méthode et un appareil, développés par eux, permettant d'utiliser la force et les impulsions du corps humain comme une sorte de clavier d'où certain appareils, par exemple un GSM ou une montre-bracelet, peuvent puiser leur énergie.

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HEART [2004]

Dans Heart, une femme est projetée en arrière contre un mur par un cable à chaque fois que 500 battements de son coeur ont été entendus. Etant donné le stress de la situation dans laquelle se trouve la femme, il évidemment impossible pour elle de contrôler les battements de son coeur, elle ne peut rien faire d'autre que de se rendre à la mécanique de son propre coeur, à l'imprévisible, au sublime moment où le cable se tend et où elle est projetée contre le mur, encore et encore.

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DANCER #1 [2003]

Un disque de meulage avec un grand L en acier est suspendu au plafond. Quand le disque se met à tourner, le  L tourbillonne de façon incontrôlée. Le moteur  s’emballe  mais il cherche toujours son équilibre, cherche toujours à fonctionner  malgré l’étrangeté de la situation.  Cette quête échappe à la fonction de la machine  qui revêt  des allures d’un héros classique en détresse.  Le mouvement fait croître cette situation de plus en plus  insoutenable.

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IN [2003]

Une actrice reste pendant  une heure sans bouger dans une vitrine d’exposition remplie  d’eau. Par l’altération  des sens que lui cause son environnement, elle entre en transe. Des  microphones amplifient les bruits de sa respiration et de son mouvement.

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